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Les fortes corrélations observées depuis la crise financière sont appelées à disparaître

La crise financière mondiale a exigé l’adoption d’une politique monétaire très souple de par le monde. Bien que cette politique ait aidé à stabiliser les marchés financiers et les économies, elle a aussi rendu de nombreux investisseurs moins alertes.

Au moment où les banques centrales se préparent à abandonner les programmes d’achat qui ont servi à injecter des billions de dollars dans les marchés mondiaux depuis 2008 et songent à hausser plutôt qu’à réduire les taux d’intérêt, le prix des actifs devrait de nouveau être influencé par les fondamentaux. En fait, on ne peut plus tenir pour acquis que les rendements des différentes catégories d’actifs demeureront fortement corrélés en raison des importantes liquidités injectées par les banques centrales.

Le recul des banques centrales suscitera des questions fondamentales. Le nouvel environnement reviendra-t-il à la dynamique d’avant la crise? Les investisseurs se retrouveront-ils en terrain inconnu? Où apparaîtront les occasions créées par la nouvelle diversification lorsque la corrélation entre les catégories d’actifs changera?

Les marchés font maintenant l’objet d’une surveillance plus étroite et les exigences de fonds propres ont été resserrées. Il est donc improbable que nous assistions à un adoucissement de la réglementation et au retour des largesses qui ont contribué à provoquer la crise. En fait, l’opposition entre le goût et l’aversion pour le risque, qui a été un facteur important sur les marchés pendant près de dix ans, a déjà commencé à se dissiper. Les corrélations n’ont augmenté que brièvement après les remous qui ont suivi le vote sur la sortie de l’Union européenne au Royaume-Uni et les élections présidentielles américaines.

Les écarts de rendement plus prononcés inciteront les investisseurs à nuancer leur approche, ce qui entraînera des défis et des occasions. En fait, elle est révolue l’époque où on pouvait s’appuyer sur le seul coefficient bêta des actions et sur la chute des taux d’intérêt. Les investisseurs devront rigoureusement évaluer l’état et la trajectoire de l’économie mondiale ainsi que les valorisations dans l’ensemble des catégories d’actifs, car il leur faudra être méticuleux pour réussir dans le nouvel environnement.

Ce retour à la normale découle en partie de la hausse graduelle des taux d’intérêt réels neutres — un concept décrivant le niveau auquel les taux de la banque centrale devraient se situer lorsque la politique n’a aucun effet d’expansion ou de contraction sur l’économie. Ces taux étaient très négatifs pendant la crise financière, mais ils sont depuis remontés pour se situer autour de zéro. Les taux devraient continuer à augmenter graduellement au cours des années à venir tout en n’atteignant probablement pas les niveaux d’avant la crise.

Les marchés mondiaux ne reflètent toutefois pas ce point de vue à l’heure actuelle. Aux États-Unis, où le processus est le plus avancé, les cours sous-estiment le rythme probable des hausses en n’anticipant que quatre relèvements des taux au cours des trois prochaines années, les taux réels demeurant négatifs. Étant donné que la banque centrale américaine élabore actuellement des plans de réduction de son bilan, le prix des obligations à long terme devrait augmenter en raison d’une normalisation des primes de durée et d’une accentuation des courbes des taux.

On peut s’attendre à ce que les taux à long terme des obligations souveraines augmentent partout dans le monde, mais à partir d’un niveau relativement faible comparativement au niveau de départ d’un cycle de hausses habituel. La plus importante correction devrait avoir lieu en Europe, toujours sous le régime de l’assouplissement quantitatif, même si les bons du Trésor américains à dix ans peuvent encore augmenter de 50 à 100 points de base.

La valeur de tous les placements étant fixée par rapport à un actif « sans risque », on pourrait penser qu’une hausse des taux des obligations souveraines pourrait provoquer une baisse généralisée du cours des autres actifs. Toutefois, même si la hausse des taux des obligations souveraines continuera d’exercer une influence sur les cours des autres actifs, il est loin d’être évident que la tendance sera généralisée.

Si certaines obligations de sociétés semblent chères en ce moment, les investisseurs devraient pouvoir profiter d’un rendement positif en l’absence d’une augmentation des défaillances. En fait, le rendement des actions pourrait largement dépasser les attentes de plusieurs en raison de l’abandon graduel de l’assouplissement quantitatif. Pour le moment du moins, l’amélioration probable des fondamentaux économiques mondiaux devrait avoir une incidence plus importante que la hausse des taux d’intérêt.

Sur le plan politique, l’apaisement des inquiétudes concernant l’influence des populistes rend la valeur des actions européennes plus attrayante que celle des actions américaines. Après la victoire du centriste pro-européen Emmanuel Macron en France, il semble improbable que des candidats populistes puissent remporter des élections d’importance en Europe cette année. La confiance déprimée, le positionnement international et la possibilité d’une révision à la hausse des bénéfices jouent également en faveur des sociétés européennes. Le Royaume-Uni pourrait toutefois faire exception en raison de l’incertitude entourant les négociations du Brexit.

Les divergences apparaissant dans les perspectives des actifs à risque forceront les investisseurs à adopter une approche différente de celle qu’ils ont suivie après la crise. La diversification, plutôt que la corrélation, deviendra la norme.

Article paru à l’origine dans le Financial Times

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