Notre scénario économique

Deux facteurs ont caractérisé le mois d’octobre : les élections américaines du 3 novembre et la résurgence de la pandémie de la Covid-19.

Concernant les élections américaines, ce ne sont pas seulement les sondages qui ont retenu l’attention des marchés, mais aussi les négociations autour d’un plan fiscal avant les élections, qui finalement n’ont pas abouti. La déception a été toutefois compensée par l’espoir d’une relance budgétaire plus grande, puisque les sondages donnent les Démocrates gagnants tant à la Présidence qu’au Sénat.  Si, dans la plupart des pays asiatiques, la Covid-19 semble être à présent contrôlée, ce n’est pas du tout le cas en Europe.

Les gouvernements ont décidé de réimposer des confinements et/ou des mesures de restriction plus sévères dans une grande partie de l’Europe ; cela pénalisera la production, mais il a été démontré que les confinements sont efficaces et permettent de réduire les transmissions en 4 à 6 semaines, après quoi un rebond relativement rapide est envisageable. L’incertitude entourant ces événements a fait chuter les marchés boursiers en zone euro en fin de mois. A ce stade, il nous semble important de souligner que les confinements imposés en France, Allemagne, au Royaume-Uni… sont moins stricts qu’en mars / avril. En conséquence, l’impact direct sur l’économie devrait être beaucoup moins sévère qu’au printemps. Les incertitudes restent liées à la durée des confinements (un mois, deux mois ?) ainsi qu’aux effets indirects des confinements sur les choix de dépenses des ménages et d’investissements des entreprises. Deux facteurs principaux pourraient amortir les incertitudes et limiter les dégâts économiques de cette deuxième vague de la Covid-19 :

  • Les reconfinements ont été accompagnés d’annonces immédiates des mesures de soutien pour les entreprises concernées, la politique fiscale reste un soutien essentiel pour l’économie. Ces mesures pourraient faire rebondir l’activité économique une fois les confinements terminés,
  • L'espoir de trouver un vaccin rapidement.

Les statistiques de PIB du troisième trimestre sont sorties meilleures que prévu aux Etats-Unis et en zone euro (notamment en France et en Italie). Le niveau du PIB est inférieur d’environ -3 à -5% à celui d’avant la crise de la Covid-19 selon les pays, à l’exception de la Chine où le rattrapage a déjà eu lieu au troisième trimestre. Les taux de croissance du troisième trimestre (+33,1% en glissement trimestriel annualisé aux Etats-Unis et +50.8% en zone euro en glissement trimestriel annualisé) sont déjà obsolètes compte tenu des inquiétudes relatives aux confinements, qui risquent de faire reculer la croissance temporairement, surtout en Europe.

Les données officielles montrent que le secteur des services a déjà été affecté par la deuxième vague de la Covid-19 en octobre, alors que le secteur manufacturier reste stable, pour l’instant, sur les niveaux de septembre. Novembre devrait être le point bas du quatrième trimestre si les reconfinements ne sont pas prolongés sur le mois de décembre.  

Comme mentionné, l’un des deux facteurs de soutien essentiels à la croissance est la politique fiscale. A ce propos, le Fonds monétaire international (FMI) a mis à jour son « Moniteur des finances publiques ». Le message de fond du FMI est qu’il ne faut toujours pas s’inquiéter des règles fiscales antérieures et traditionnelles. Dans cette phase difficile pour les gouvernements, il est impératif de continuer à soutenir les économies. À moyen terme, les gouvernements devront peut-être envisager d’aug­menter les impôts des particuliers et/ou des entreprises les plus aisés. Cela représente un véritable changement de communication par rapport aux crises précédentes.

L’autre facteur est la politique monétaire. La Banque centrale européenne (BCE) a surpris très positivement les marchés lors de la réunion de fin octobre. Compte tenu des risques clairement orientés à la baisse, Christine Lagarde a signalé que la BCE était prête à agir et à « recalibrer » tous ses instruments en décembre.  Cela laisse sous-entendre que l’on peut s’attendre à une augmentation de l’enveloppe totale du Programme d'achats d'urgence pandémique  (PEPP) ainsi qu’à une extension des opérations de refinancement à plus long terme (TLTRO) pour les banques, qui restent le principal moyen d’accès au financement pour les entreprises en Europe. 

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FA20/0104/04052021