Les marchés, actions et taux

Le retour de la prudence sur les marchés financiers s’est confirmé en octobre avec même un brutal retour de l’aversion au risque en fin de mois.

Les craintes d’une deuxième vague de la pandémie de la Covid-19, qui s’étaient déjà matérialisées depuis la fin de l’été, n’ont fait que croître ces dernières semaines, au fur et à mesure que les pays européens renforçaient leurs mesures de restriction avec l’augmentation quotidienne des cas de contamination. Le reconfinement fin octobre de l’ensemble de la population française et des mesures plus strictes en Allemagne ont un peu plus alimenté les inquiétudes sur les perspectives économiques dans les pays développés alors même qu’en Asie, où l’épidémie semble pour le moment contrôlée, la croissance repart, tirée par la Chine. Même si les nouvelles mesures de restriction en Europe cherchent à préserver le tissu économique, les investisseurs redoutent un nouveau plongeon économique en zone euro alors que la reprise post « Grand confinement » s’essoufflait déjà.

Dans un tel contexte, les marchés financiers restent très sensibles à l'annonce de nouvelles mesures de soutien économique. Mais là encore, c’est la déception qui l’a emporté en octobre avec, malgré des espoirs ponctuels d’accord, des discussions budgétaires aux États-Unis toujours dans l’impasse sur un nouveau volet fiscal de soutien à l’économie.

Le début de la saison des publications de résultats pour le troisième trimestre fait ressortir des résultats supérieurs aux attentes. Toutefois, ceci n’a pas été suffisant pour contrebalancer les mauvaises nouvelles.

Les actifs risqués, actions européennes en tête, ont ainsi lourdement corrigé en octobre. Malgré un retour de la volatilité (*), les marchés n’ont toutefois pas cédé à la même panique qu’en mars dernier. Cette aversion pour le risque s’est traduite par une recherche de qualité, tout particulièrement sur le marché obligataire souverain européen.

(*) La volatilité correspond au calcul des amplitudes des variations du cours d’un actif financier. Plus la volatilité est élevée, plus l’investissement sera considéré comme risqué

Performances à fin octobre 2020

Marchés actions (1)

Wall Street n’a pas été épargné par le retour des inquiétudes sur les conséquences d’une deuxième vague de la Covid-19 d’autant que le nombre de cas a sensiblement augmenté durant le mois d’octobre outre-Atlantique à de nouveaux records. Le Président Donald Trump, testé positif début octobre, a d’ailleurs été brièvement hospitalisé. Toutefois, l’attention des investisseurs s’est avant tout concentrée sur les discussions bipartites sur un nouveau volet fiscal de soutien à l’économie. Les indices ont évolué au gré d’une communication contradictoire faisant souffler le chaud et le froid sur un éventuel accord avant les élections du 3 novembre. Au fur et à mesure que l’écart entre les deux candidats à la Maison Blanche se creusait, en faveur du démocrate Joe Biden, les investisseurs ont également anticipé un vaste plan de relance qui serait favorable aux marchés d’actions. Fin octobre, l’ambiance était toutefois très fébrile à Wall Street à l’approche des élections, l’espoir d’un accord budgétaire avant le 3 novembre s’étant envolé et les craintes de résultats contestés aux élections refaisant surface. L’indice Vix, mesure de la volatilité (*) des actions, a bondi de 28 à 38 fin octobre.

(*) La volatilité correspond au calcul des amplitudes des variations du cours d’un actif financier. Plus la volatilité est élevée, plus l’investissement sera considéré comme risqué. 

Les bourses européennes ont été lourdement pénalisées par la résurgence de la crise sanitaire, notamment en fin de mois. Même si de nombreuses entreprises européennes ont publié des résultats supérieurs aux attentes pour le troisième trimestre, peu se hasardent à des prévisions. Tant qu’un vaccin ou un traitement fiable ne sera pas disponible, les investisseurs redoutent que les économies de la zone euro, toujours fébriles, soient les plus touchées par la deuxième vague de l’épidémie de la Covid-19. Sans compter que les sujets d’incertitudes spécifiques à la zone euro persistent, avec des négociations toujours en cours et très difficiles entre Londres et Bruxelles sur les relations post-Brexit mais aussi un plan de relance européen de 750 milliards d’euros qui n’était toujours pas voté fin octobre. Dans ce contexte, la Banque centrale européenne a très clairement ouvert la voie à des mesures de soutien supplémentaires en décembre, pour limiter l’impact économique et financier de la deuxième vague de la pandémie.

À Tokyo, l’indice Nikkei 225 (dividendes réinvestis, en devise locale) a mieux résisté au retour de l’aversion au risque avec un repli limité de            -0,9%, dans le sillage de la bonne tenue des places asiatiques sur le mois.

Les marchés émergents, et plus particulièrement asiatiques, ont également nettement mieux résisté en octobre. Parallèlement à de moindres inquiétudes sanitaires, les places asiatiques ont également été soutenues par la publication de statistiques confirmant le rebond de l’économie chinoise. Le MSCI Emerging Markets (dividendes réinvestis, en dollars) progresse de 2,1% sur le mois.

(1) source Bloomberg, données au 30 octobre 2020

Marchés obligataires (1)


Les marchés obligataires ont connu en octobre une évolution divergente des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, l’anticipation d’un nouveau volet fiscal de soutien à l’économie, à plus ou moins brève échéance, mais aussi celle d’un vaste plan de relance en cas de victoire démocrate aux élections l’ont emporté sur le retour de l’aversion au risque, avec, en conséquence, une nette remontée des rendements obligataires. En Europe, en revanche, dans un contexte de résurgence de la crise sanitaire, les obligations souveraines européennes jugées les plus sûres ont joué leur rôle de « valeur refuge ». La perspective d’une hausse des achats d’actifs par la Banque centrale européenne en décembre a également alimenté la baisse des rendements européens.

Aux États-Unis, le taux de rendement des obligations souveraines à 10 ans a progressé de 19 points de base à 0,87% sur le mois d’octobre.

En Europe, le rendement des obligations souveraines allemandes à 10 ans a reculé de 11 points de base à -0,63% sur le mois tandis que celui de son homologue français, l’OAT (Obligations Assimilables du Trésor)10 ans, a reculé de 10 points de base à -0,34% sur le mois.

Les obligations des pays périphériques ont été soutenues par l’anticipation de nouvelles mesures de relance de la Banque centrale européenne. Le taux de rendement des obligations d’État italiennes (-10 points de base à +0,76%) s’est même inscrit à des plus bas historiques mi-octobre à 0,65% suite au relèvement de la perspective de la note de crédit souveraine par Standard & Poor’s de « négative » à « neutre ».

Le marché primaire européen a été animé par le début de la vente de dette de l'Union européenne. L’émission d’obligations sociales à 10 et 20 ans, pour commencer à financer son programme SURE de lutte contre le chômage, a rencontré un franc succès.

Sur le marché européen du crédit, le retour de l’aversion au risque et le regain d’inquiétudes sur les perspectives économiques dans le sillage des nouvelles mesures sanitaires de restrictions ont ravivé la défiance à l’égard des obligations d’entreprises les moins bien notées à la fin du mois.

Globalement, le marché reste soutenu par les achats de la banque centrale européenne. Le marché primaire est resté actif en octobre. En zone euro, les obligations d’entreprises notées « Investment Grade » (*) et « Haut Rendement » (*) ont enregistré des performances légèrement positives en dépit du regain d’aversion pour le risque en fin de mois.

(*) Les obligations spéculatives à « Haut rendement » ont une note de crédit (de BB+ à D selon Standard & Poor’s et Fitch) plus faible que les obligations « Investment Grade » (notées de AAA à BBB- selon Standard & Poor’s et Fitch) en raison de la santé financière plus fragile de leurs émetteurs selon les analyses des agences de notation. Elles sont donc considérées comme plus risquées par les agences de notation et offrent en contrepartie des rendements plus élevés.

(1) source Bloomberg, données au 30 octobre 2020

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FA20/0104/04052021