Les marchés

Les actifs risqués ont poursuivi leur progression en juin. Si les marchés continuent d’être soutenus par les espoirs de reprise économique, les craintes d’un retour de l’inflation et la propagation rapide du variant Delta du coronavirus ont cependant freiné la tendance en fin de mois sur les marchés européens. 

Sur le front de la pandémie, l’Australie a étendu ses mesures de confinement tandis que l’Espagne et le Portugal ont durci les conditions d'accueil des touristes britanniques.

Mi-juin, les investisseurs ont été surpris par le léger changement de discours de la Réserve fédérale américaine sur la politique monétaire. Au regard de l’accélération de l’inflation et de l’amélioration de la situation sanitaire aux États-Unis, la banque centrale anticipe une première hausse des taux d'intérêt dès 2023 et non plus en 2024 comme précédemment. Elle a par ailleurs amorcé le débat sur la réduction à venir de ses achats d’actifs. Cependant, le président de la banque centrale, Jerome Powell, a rapidement apaisé les craintes d’un resserrement des conditions monétaires plus rapide que prévu en rappelant une nouvelle fois le caractère transitoire de l’inflation et la priorité donnée à l’amélioration du marché de l’emploi.

Sur les marchés obligataires, malgré un court épisode de tension lié à la réserve fédérale, les rendements, notamment aux États-Unis, ont prolongé leur détente. Du coté des matières premières, l’or s’est replié contrairement au pétrole, qui a poursuivi sa remontée pour cumuler un gain d’environ 46% (Brent) depuis le début de l’année.

Performances à fin juin 2021

Performances à fin juin 2021
Source : Aviva Investors France, Refinitiv, Bloomberg au 30/06/2021, indices actions dividendes nets réinvestis en devises locales, indices obligataires coupons réinvestis. *Performances du 31/12/2020 au 30/06/2021. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Marchés actions

Les principaux marchés actions ont signé un nouveau mois positif, marqué par de nouveaux records en Europe comme aux États-Unis. Les inquiétudes persistantes sur l’inflation et la propagation rapide du variant Delta ont cependant incité les investisseurs à prendre parfois une partie de leurs bénéfices, notamment en zone euro, en fin de mois.

L’appétit des investisseurs pour les valeurs cycliques et « value » s’est calmé tandis que les valeurs de « croissance » ont repris un peu de hauteur, favorisées par le recul des taux à long terme.

Aux États-Unis, le S&P500 (dividendes réinvestis, en devise locale) a clôturé le mois sur un nouveau record et enregistré son cinquième mois consécutif de progression. Avec un gain de 15% depuis le début de l’année, l’indice affiche sa deuxième meilleure performance au premier semestre depuis 1998.

En Europe, les indices ont poursuivi leur hausse. Le CAC 40 a même atteint mi-juin son plus haut niveau depuis septembre 2000. Le CAC40 reste l’indice du Vieux Continent qui a signé la plus forte progression depuis le début de l’année.

CAC 40 hors dividende
Source Aviva Investors France, Bloomberg, données disponibles le 30.06.2021

Au Japon, le Topix (dividendes réinvestis, en devise locale) finit le mois en très légère hausse. Le marché a été pénalisé par l’inflexion du discours de la Réserve fédérale et le variant Delta en fin de mois en dépit d’une économie bien orientée.

Les marchés émergents (dividendes réinvestis, en devise locale) terminent le mois à l’équilibre. Ils ont évolué en ordre dispersé avec des bilans opposés au sein d’une même zone.

Marchés obligataires (1)

Les obligations souveraines ont continué d’évoluer en fonction des anticipations d’inflation et des craintes, plus ou moins vives, d’un durcissement des conditions monétaires aux États-Unis. Ainsi, les taux longs ont traversé à la fin de la première quinzaine du mois un épisode de volatilité (*) lié au léger changement de ton, un peu plus restrictif de la Réserve fédérale américaine. Mais, ce regain de tension s’est rapidement estompé après les propos rassurants du président de l’institution, Jerome Powell, qui continue de favoriser le retour au plein emploi avant de durcir la politique monétaire.

Aux États-Unis, la détente des taux à long terme, amorcée en avril, s’est accélérée. Le rendement des obligations souveraines américaines à dix ans a fini en baisse de 12 points de base à 1,47%.

inflation US
Source Aviva Investors France, Bloomberg, données disponibles le 31.05.2021

En zone euro, les rendements des obligations souveraines ont baissé plus timidement. Le taux des obligations souveraines allemandes à 10 ans a fini le mois en repli de 2 points de base à -0,21%. Repassé en territoire positif en avril, le rendement de l’OAT (Obligations Assimilables du Trésor) française est reparti à la baisse en perdant 4 points de base à 0,13%. Le taux de rendement des obligations d’État italiennes s’est également contracté, de 9 points de base à 0,82%. La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses prévisions de croissance et d'inflation pour la zone euro tout en s'engageant à maintenir un soutien massif au crédit et à l'activité.

Sur le marché européen du crédit, les obligations d’entreprises notées « Haut Rendement ** » ont légèrement surperformé les obligations d’entreprises notées « Investment Grade ** » grâce aux communications rassurantes de la Réserve fédérale américaine et de la BCE. L’activité sur le marché primaire est restée soutenue avec un appétit particulier des investisseurs pour le « Haut Rendement ** » et les obligations « vertes ».

(*) La volatilité correspond au calcul des amplitudes des variations du cours d’un actif financier. Plus la volatilité est élevée, plus l’investissement sera considéré comme risqué.

(**) Les obligations spéculatives à « Haut rendement », ont une note de crédit (de BB+ à D selon Standard & Poor’s et Fitch) plus faible que les obligations « Investment Grade » (notées de AAA à BBB- selon Standard & Poor’s et Fitch) en raison de la santé financière plus fragile de leurs émetteurs selon les analyses des agences de notation. Elles sont donc considérées comme plus risquées par les agences de notation et offrent en contrepartie des rendements plus élevés.

1 Source Bloomberg, données au 30.06.2021

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