Les marchés, actions et taux

Après un mois de novembre record dans le sillage de l’élection de Joe Biden aux États-Unis et de l’approbation de plusieurs vaccins, les actifs risqués ont alterné en décembre entre hausses et baisses.

Les investisseurs ont été partagés entre deux tendances : d’une part, le regain d’inquiétudes lié à la vigueur de la deuxième vague de la Covid-19, à l’apparition d’une nouvelle souche du virus potentiellement très contagieuse et aux difficiles négociations sur le Brexit à l’approche de l’échéance du 31 décembre, et, d’autre part, l’optimisme sur de meilleures perspectives économiques en 2021 dans le sillage du début de la vaccination, de la reprise des négociations sur le plan de relance budgétaire aux États-Unis, de l’accord trouvé par les Vingt-Sept pour débloquer le plan de relance européen et de la réaffirmation par les grandes banques centrales de leur soutien illimité à l’économie.

Les actifs risqués, actions en tête, ont finalement terminé le dernier mois de l’année dans le vert, soutenus, fin décembre, par la conjonction de trois nouvelles encourageantes : la signature d’un accord post-Brexit concernant les futures relations commerciales entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, la ratification, par Donald Trump, du plan de relance de 900 milliards de dollars et le lancement de la campagne de vaccination dans plusieurs pays de l’Union européenne.

Les marchés des obligations souveraines ont également alterné entre hausses et baisses, mais à l’opposé des actifs risqués. Lors des phases de remontée de l’aversion au risque, les investisseurs se sont portés sur les obligations souveraines jugées les plus sûres, faisant ainsi reculer leurs rendements. À l’inverse, lors de phases de regain d’optimisme, ils ont délaissé ces valeurs refuges.

En 2020, les actifs risqués signent des performances annuelles sans commune mesure avec l’ampleur de la crise sanitaire et économique provoquée par la pandémie. L’année qui s’achève a également été favorable aux obligations souveraines jugées les plus sûres.

Performances à fin décembre 2020

Marchés actions (1)

Les grandes places boursières ont à nouveau progressé en décembre, portées en fin de mois par la dissipation, au moins ponctuelle, d’incertitudes politiques et les espoirs de reprise économique avec le début des campagnes de vaccination et les mesures de soutien budgétaire. Alors que la pandémie de la Covid-19 peine toujours à être endiguée et que la reprise économique reste fragile, les performances annuelles des marchés d’actions, tout comme l’ampleur de leur rebond depuis les plus bas de mars dernier, au plus fort de la tempête boursière, restent impressionnantes.

À Wall Street, les indices boursiers ont signé de nouveaux records en décembre dans le sillage de l’accord enfin trouvé sur un nouveau plan de relance budgétaire américain. Avec une hausse mensuelle de 3,1%, le S&P 500 (dividendes nets réinvestis, en dollars) termine l’année sur un gain de 17%. Ce sont encore une fois les valeurs technologiques qui ont été plébiscitées en cette fin d’année. Le Nasdaq (dividendes nets réinvestis, en dollars) gagne 4,7% en décembre et signe une hausse annuelle de 48% grâce à l’envolée des fameux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). C’est sa meilleure performance annuelle depuis 2009. Décembre a également été marqué par l’entrée de Tesla au sein du S&P 500.  Le constructeur de véhicules électriques s’est envolé de 743% en 2020, atteignant une capitalisation d’environ 670 milliards de dollars à fin décembre 2020 !

En Europe, les performances annuelles sont plus mitigées. Mais, grâce à la hausse depuis novembre sur les valeurs cycliques, elles sont moins mauvaises que pouvait le laisser craindre la crise sanitaire et économique. Les rebonds depuis les plus bas de mars ont été puissants et les reculs annuels restent contenus par rapport à la crise. Le CAC 40 (dividendes nets réinvestis)  finit en hausse de 0,7% en décembre. Sur l’année, il recule de -5,6%. L’Euro Stoxx progresse de 0,3% en 2020.

Au Japon, l’indice Topix (dividendes nets réinvestis, en yens) termine l’année en hausse de 7%.

Les marchés d’actions émergents finissent également l’année en beauté, portés par la reprise économique très précoce et rapide de la Chine mais aussi par une meilleure maîtrise de l’épidémie dans de nombreux pays asiatiques. L’indice MSCI Emerging Markets (dividendes nets réinvestis, en dollars) gagne 7,2% sur le mois et progresse en 2020 de 18,1%.

(1) source Aviva Investors France, Refinitiv, données au 31.12.2020

Marchés obligataires (1)

Les marchés des obligations souveraines ont fini le mois en ordre dispersé, tiraillés entre les espoirs de plan de relance aux États-Unis, incitant les investisseurs à délaisser les emprunts d’États, et les inquiétudes autour du développement de la pandémie, conduisant ces derniers à privilégier la dette des pays jugés les plus sûrs. Mais sur l’année, les obligations souveraines enregistrent une belle performance avec des replis, parfois significatifs, de leurs rendements. La promesse de soutien illimité des grandes banques centrales à l’économie a tiré les rendements des obligations vers le bas ; promesse une nouvelle fois renouvelée en décembre par la Réserve fédérale américaine et la Banque Centrale Européenne. Cette dernière a, comme anticipé, annoncé une augmentation de 500 milliards d’euros, à 1 850 milliards d’euros, du montant de ses achats afin de soutenir la reprise en zone euro.

Aux États-Unis, le rendement des obligations souveraines à dix ans a progressé sur le mois de 8 points de base à 0,92%. Ces prises de bénéfices traduisent le regain d’optimisme sur de meilleures perspectives économiques à la suite de la ratification par Donald Trump du plan de relance et de l'ensemble de mesures budgétaires enfin votées par le Congrès courant décembre. Sur l’année, le rendement recule de 100 points de base.

En Europe, le rendement des obligations souveraines allemandes à 10 ans a fini le mois stable à -0,57%. Sur l’année, il recule de 38 points de base. Celui de leur homologue française, l’OAT 10 ans (obligations assimilables du Trésor), a reculé en décembre de 1 point de base à -0,34%. Il finit l’année en baisse de 45 points de base.

La prime de risque exigée sur les obligations des pays périphériques a continué de refluer, dans le sillage des nouvelles mesures de soutien de la Banque centrale européenne et de l’accord trouvé par les Vingt-Sept pour débloquer le plan de relance européen. Le taux de rendement des obligations d’État italiennes a encore reculé de 9 points de base en décembre à de nouveaux plus bas historiques. Il finit à 0,54% et recule de 87 points de base sur l’année 2020. Les taux de rendement des obligations souveraines à 10 ans espagnoles et portugaises oscillent autour de zéro, également à des plus bas historiques.

Sur le marché européen du crédit, la défiance à l’égard des obligations d’entreprises notées « Haut Rendement » (*) a évolué au gré du regain d’inquiétudes ou au contraire d’optimisme. La classe d’actifs, tant les obligations notées « Investment Grade » (*) en zone euro que les obligations d’entreprises pan-européennes libellées en euros, notées « Haut Rendement » (*), a enregistré des performances mensuelles et annuelles positives. La liquidité (**) du marché a été extrêmement réduite compte tenu des nombreux flux acheteurs sur la classe d’actifs. En dépit de la crise, l’année 2020 aura été très forte pour le marché primaire en euro. Les interventions de la Banque centrale européenne et l’action des gouvernements ont rapidement permis aux entreprises de venir se financer sur le marché.

(*) Les obligations spéculatives à « Haut rendement », ont une note de crédit (de BB+ à D selon Standard & Poor’s et Fitch) plus faible que les obligations « Investment Grade » (notées de AAA à BBB- selon Standard & Poor’s et Fitch) en raison de la santé financière plus fragile de leurs émetteurs selon les analyses des agences de notation. Elles sont donc considérées comme plus risquées par les agences de notation et offrent en contrepartie des rendements plus élevés.

(**) La liquidité est la capacité d’acheter ou de vendre rapidement un actif, sans en affecter le prix »

(1) source Bloomberg, données au 31 décembre 2020

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FA21/0003/06072021